TRUYỆN NGỤ NGÔN CỦA LA FONTAINE - Trang 111

001 Un pauvre Bûcheron tout couvert de ramée,

Sous le faix du fagot aussi bien que des ans

Gémissant et courbé marchait à pas pesants,

Et tâchait de gagner sa chaumine enfumée.

005 Enfin, n en pouvant plus d effort et de douleur,

Il met bas son fagot, il songe à son malheur.

Quel plaisir a-t-il eu depuis qu il est au monde ?

En est-il un plus pauvre en la machine ronde ?

Point de pain quelquefois, et jamais de repos.

010 Sa femme, ses enfants, les soldats, les impôts,

Le créancier, et la corvée

Lui font d un malheureux la peinture achevée.

Il appelle la mort, elle vient sans tarder,

Lui demande ce qu il faut faire

015 C est, dit-il, afin de m aider

A recharger ce bois ; tu ne tarderas guère.

Le trépas vient tout guérir ;

Mais ne bougeons d où nous sommes.

Plutôt souffrir que mourir,

020 C est la devise des hommes